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Roger Descombes était un artiste, peintre et graveur suisse, né en 1915 et décédé en 1979. Il était aussi illustrateur de nombreux journaux et revues ainsi que de livres.

Pendant sa carrière, Roger Descombes produit un grand nombre de très belles toiles et gravures dont voici une petite séléction dans la galerie ici.

Cette année est celle du centenaire de la naissance de l’artiste. Ses amis, propriétaires de ses œuvres, membres de sa famille ainsi que les amateurs du travail de Roger Descombes sont invités à trinquer à sa mémoire et célébrer ses dons artistiques divers et prolifiques en continuant d’applaudir et de promouvoir les grands talents de ce maître. Fêtez aussi votre judicieux bon goût et votre perspicacité en étant propriétaire de ses tableaux, dessins ou gravures et gardez jalousement ses chefs-d’œuvre, comme il est certain pour beaucoup d’entre nous, qu’ils ne cessent de nous plaire et d’embellir notre existence jour après jour, décennie après décennie. Comme il est souvent attesté, on ne se fatigue jamais de les admirer pour la qualité du trait et la parfaite harmonie des arrangements de couleurs.

De dessinateur de mode pour les maisons de haute couture comme Dior, Molyneux, Jacqmar, Hardy Amies ou Hartell pour mentionner que quelques-uns des grands couturiers pour qui il dessina et dont les dessins furent publiés dans les magazines de grande renommée comme Vogue anglais et Paris Vogue ainsi que L’Officiel de la Mode et de la Couture pendant toute la durée de la Deuxième Guerre et après ; puis artiste peintre graveur travaillant indépendamment, exécutant de magnifiques toiles pour les galeries ; ou gravant des estampes de plantes et fleurs pour la ville de Genève dans les années 1960 ; ou bien chargé d’un mural pour une église ou un magnifique vitrail, ses œuvres sont aujourd’hui conservées par de grands musées et collections particulières ici en Europe ainsi qu’en Amérique. Cet artiste suisse est donc valorisé malgré qu’un peu tombé dans l’oubli pour certains. Pas autant oublié et négligé néanmoins, puisque justement au début de l’année 2014, le Musée d’Art et Histoire de Genève publia dans leur MAH magazine et sur leurs affiches pour une série de concerts, plusieurs des dessins portraits de J.S. Bach et de Mozart provenant de leur importante collection Descombes. (MAHG no 2014 -01 jan à avril p. 18-19). Pas si mis à l’écart puisqu’une jeune écrivaine professeur et spécialiste en histoire de mode de Londres, aimant tellement ses dessins, ne mis l’un d’eux datant de 1947 dans son livre qui vient de paraître ! (Nautical Chic, Thames and Hudson, London, mars 2015).

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de cet artiste il suffit de dire qu’il est né le 4 avril 1915 dans la région du Le Locle en Suisse d’une toute jeune mère qui s’appelait Cécile. Ceci dans des circonstances très difficiles vivant en Suisse, puis en France dans une période où la première guerre ravageait l’Europe. La pauvreté et les troubles caractérisaient ses premières années. Toutefois, grâce à son grand talent précoce et à sa détermination, il gagna plusieurs prix de dessin importants qui lui permettront de suivre des cours aux Beaux-Arts de Paris, puis de poursuivre à Glasgow School of Art à Edimbourg, l’équivalent aujourd’hui d’une maitrise en arts. Suivi très vite un contrat comme illustrateur principal pour le fameux magazine Vogue à Londres pendant toute la deuxième guerre. C’est là qu’il travaillait avec d’autres grands noms tels que la photographe Lee Miller ou l’illustrateur Éric ; qu’il rencontra beaucoup de gens illustres comme le sculpteur Epstein qui achetait ses matériaux d’arts dans le même magasin londonien que lui. C’est à cette période que Descombes loua à Chelsea un appartement appartenant au duc et duchesses d’Argyle qui l’invitait souvent à passer le weekend dans leur château en Ecosse. C’était l’époque où le jeune artiste enseigna le dessin de mode à l’école des Arts de Bromley et rencontra sa future femme June. Il exposa à cette période à la Redfern Gallery dans le chic West-end, qui, en dépit des bombardements, continuait la promulgation de la culture ; puis après-guerre, revint vivre et continuer son évolution artistique en France, en Espagne et en Suisse jusqu’à sa mort.

Comme les historiens d’art et critiques l’on remarqué, c’était un artiste majeur à ne surtout pas oublier.

Nous vous invitons, chers amis, à le célébrer!

Louise Jacot-Descombes avril 2015